On a lu pour vous

Lettre à Jean-Lin

Lettre à Jean-Lin de Arnaud de la Bouillerie, photographies de Marie Liesse, Editions Loco, 2017

Ce livre est né de l’amitié de Arnaud de La Bouillerie avec un garçon non-voyant, Jean-Lin Patte, qui après une période d'internat à l'INJA (Institut national des jeunes aveugles) a fréquenté comme l´auteur, l´institution de Saint-Louis de Gonzague dans le 16° arrondissement de Paris puis le lycée Franklin.  Au final, ils se retrouvèrent  l´un et l´autre dans un parcours universitaire en communication. Jean-Lin « avait réussi à se classer dans les premières places à l´examen d´admission malgré une abstention aux épreuves à caractère visuel. » Un aveugle dans un parcours publicitaire, c´est pour le moins inattendu ! Mais Jean-Lin ne fut pas plus convaincu par la publicité que par le droit et prit la décision de faire de la musique son métier et du piano son art. Il partit pour New York pour suivre des études de jazz et y vécut jusqu´à sa mort prématurée à 33 ans. 

Le récit de cette amitié se fait en l´absence d´image pour nous la représenter mais la photographe Marie Liesse ponctue le récit de photos d´enfants prises dans leur environnement scolaire à l´Institut national des jeunes aveugles. Les descriptions transcrites en braille en fin d´ouvrage permettent aux lecteurs non ou malvoyants de se représenter les clichés photographiques. 

L’objet-livre est en effet conçu pour être appréhendé tout autant par voyants et déficients visuels. Le récit courant tout au long de l’ouvrage est imprimé en gros caractères, mais également, transcrit en braille.

Une expérience inhabituelle dans l´édition qui mérite d´être encouragée ! Ce livre est à la disposition de tous les membres de l´association.

Francoise Laspeyres

Lettre a jean lin photo couverture livre

Morteau, là ou tout a commençé

Morteau…

Tout est parti de Morteau… là où on mange de la saucisse ?

Oui, c’est bien de là.

C’était notre première « sortie » vers des informations dont nous avions besoin, …vers d’autres, d’autres qui nous ont ouvert un monde qui nous était totalement inconnu, celui de la non-voyance.
Et c’est ainsi que nous avons eu l’idée de nous « regrouper », de créer un groupe » pour nous plonger dans ce monde et pouvoir partager notre expérience aussi.
Nous avons, dans un premier temps, essayé de comprendre les difficultés et les obstacles que pouvait rencontrer un non-voyant dès le plus jeune âge.
Nos différentes recherches (internet, blogs, contacts associatifs et sociaux) nous ont amenés à découvrir l’association « Les Doigts Qui Rêvent »,

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présidée par Mr Claudet Ph, qui est une maison d’édition- assocation loi 1901- la seule en Europe à fabriquer des livres avec des images tactiles, accessibles aux enfants aveugles et déficients visuels.

Nous avons appris qu’une exposition d’outils pédagogiques à l’usage des enfants déficient visuels se tiendrait à Morteau dans le Jura le 27 mars 2010 , et nous avons immédiatement décidé de nous y rendre.

L’exposition

Là bas nous avons eu la chance de faire deux belles rencontres :

– Claudette Kraemer, membre de l’association « Les Doigts Qui Rêvent » LDQR, nous a si gentiment accueillis et a su, par son dynamisme et son enthousiasme, nous communiquer sa confiance et a permis d’ouvrir une grande fenêtre et des perspectives pour Nathan. Elle a réussi à nous convaincre qu’un petit enfant déficient visuel peut et doit vivre une vie normale et accéder à de nombreuses activités qui sont celles de tous les enfants de son âge.
– De plus, nous avons à Morteau, eu l’occasion de rencontrer des enfants malvoyants et leurs parents, d’échanger des informations utiles sur les problèmes rencontrés par les familles, les pistes pour trouver des solutions dans un monde qui tarde à s’ouvrir aux problèmes rencontrés chez ces enfants, dès le plus jeune âge avant qu’ils n’aient intégré une structure éducative. Par ailleurs, nous avons constaté combien ces enfants peuvent être dynamiques, ouverts sur les autres et pleins de joie de vivre, ce qui était pour nous, à cette époque, source d’un grand espoir. Nathan avait alors un peu plus de deux ans.

Dans les stands de cette exposition, nous avons pu découvrir :

– Les Albums tactiles illustrés qui comprennent sur leurs pages une illustration en relief avec matières et formes variables, des textes en gros caractères pour les mal-voyants et en braille pour non-voyants, une reliure permettant l’ouverture horizontale des pages et laissant une main libre pour « caresser » le braille et les illustrations. Un travail très soigneux qui apporte aux non-voyants le plaisir du toucher et ces pages aux couleurs chatoyantes favorisent l’ intégration.

 

Un enfant aveugle ou non-voyant est d’abord un enfant

Des milliers de livres scolaires ou de littérature paraissent chaque année pour les enfants voyants, mais quasiment rien pour l’enfant déficient visuel.

L’accés pour tous aux livres devient très difficile et le mérite de l’association « Les Doigts Qui Rêvent « est d’avoir été la première à créer ces livres.Ils sont fabriqués comme des pièces uniques, ce qui explique leur coût.

A Morteau, nous avons compris que la création d’outils pédagogiques, livres ou autres instruments était nécessaire et que nous avions à relever ce défi et que nous pouvions tenter modestement, de notre côté, de créer nos livres et nos jeux pour Nathan ou d’autres enfants déficients visuels.
Car, par les livres, par le toucher, le monde s’ouvre à la connaissance des enfants non-voyants. « L’expérience de Morteau » nous a donné le point de départ pour apprendre, nous aussi, à voir autrement et à nous mettre au travail pour favoriser l’éveil de Nathan et nous avons compris que ces fameux « dons » qu’ont les non-voyants ne sont pas innés, mais s’acquièrent par la stimulation et l’exercice.

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